Le SNARP réagit aux informations de presse liées à l’affaire dite de la “tête de porc” à Nice, dans laquelle un ancien policier se présentant comme détective privé aurait été placé en garde à vue. Le syndicat rappelle avant tout que la présomption d’innocence doit être pleinement respectée tant qu’aucune décision de justice définitive n’a été rendue.
En parallèle, le SNARP souligne que ce type d’affaire, lorsqu’elle implique des personnes se revendiquant de la profession, nuit fortement à l’image des détectives privés. Il rappelle que l’activité d’agent de recherches privées est strictement encadrée par la loi, soumise à des exigences de formation, d’autorisation, d’honorabilité et de respect de règles déontologiques précises.
Le syndicat insiste enfin sur le fait que le métier de détective privé n’a rien à voir avec des pratiques clandestines ou de “barbouzerie” et réaffirme son attachement à l’État de droit, à l’éthique professionnelle et à la défense de la crédibilité de la profession.

COMMUNIQUE : Affaire dite de la “tête de porc” à Nice : le SNARP appelle au respect de la présomption d’innocence et rappelle les exigences éthiques de la profession de détective privé
Le Syndicat National des Agents de Recherches Privées (SNARP) a pris connaissance des informations publiées par plusieurs médias concernant la garde à vue d’un ancien policier, se présentant comme détective privé, dans le cadre de l’enquête relative à l’affaire dite de la “tête de porc” visant le maire de Nice, Christian Estrosi.
Selon les éléments rendus publics par la presse, cette personne exercerait aujourd’hui comme agent de recherches privées et pourrait être impliquée, à des degrés restant à déterminer, dans des faits susceptibles de s’apparenter à des opérations de “barbouzerie” ou de manipulation dans un contexte politique sensible.
À ce stade de la procédure, le SNARP tient à rappeler avec la plus grande fermeté que le principe fondamental de la présomption d’innocence doit être pleinement respecté. Toute personne mise en cause dans une enquête judiciaire demeure présumée innocente tant qu’aucune décision de justice définitive n’a établi sa culpabilité.
Toutefois, le SNARP constate une nouvelle fois que la médiatisation d’affaires impliquant des individus se présentant comme détectives privés lorsqu’elles concernent des soupçons d’opérations clandestines, de manipulations ou d’actes illégaux porte gravement atteinte à l’image et à la crédibilité de l’ensemble de la profession.
La profession d’agent de recherches privées est aujourd’hui strictement encadrée par la loi. Elle repose notamment sur des conditions de formation, de moralité et d’honorabilité particulièrement exigeantes, contrôlées par le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS), autorité administrative placée sous la tutelle du ministère de l’Intérieur.
Pour exercer légalement, un détective privé doit notamment :
– être titulaire d’une formation professionnelle reconnue,
– obtenir une autorisation d’exercer délivrée par le CNAPS,
– satisfaire à des conditions d’honorabilité strictes,
– respecter un cadre légal et déontologique précis.
Ces exigences visent à garantir que les agents de recherches privées exercent leur mission dans le strict respect du droit, de l’éthique professionnelle et des libertés fondamentales.
Le SNARP rappelle que la mission d’un détective privé agréé n’a rien à voir avec des pratiques de “barbouzerie” ou d’opérations clandestines. L’agent de recherches privées intervient dans un cadre légal clairement défini, notamment pour la recherche de preuves au profit de particuliers, d’entreprises ou d’avocats, dans le respect des règles judiciaires.
Si ces cadres existent pour protéger la profession et le public, ils ne suffisent malheureusement pas toujours à prévenir certaines dérives individuelles. C’est pourquoi les organisations professionnelles, dont le SNARP, restent particulièrement vigilantes quant au respect des règles déontologiques qui fondent la légitimité de cette activité.
Dans ce contexte, le SNARP réaffirme son attachement :
– au respect de l’État de droit et de la présomption d’innocence,
– à la défense de l’honneur et de la crédibilité de la profession,
– et à la promotion d’une pratique rigoureuse, éthique et légalement encadrée du métier de détective privé.
La profession d’agent de recherches privées ne peut conserver la confiance du public et des institutions que si elle demeure fidèle aux principes de probité, de responsabilité et de respect strict de la légalité qui doivent guider chacun de ses membres.
À propos du SNARP
Le SNARP (Syndicat National des Agents de Recherches Privées) est le syndicat historique et représentatif de la profession de détectives privés en France, fondé en 1961. Il fédère aujourd’hui près de 200 agences d’agents de recherches privées reconnues, intervient comme interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et participe aux travaux institutionnels pour défendre, structurer et faire évoluer la profession. Membre de la Fédération Française de la Sécurité Privée et d’organisations internationales, le SNARP promeut l’expertise, l’éthique et la qualité des pratiques de ses adhérents, tout en informant et en accompagnant tant les professionnels que le grand public