AG du SNPEA en présence des représentants de la CPME et de nombreux responsables fraudes

Un moment d’échange dans un lieu hautement symbolique

Ce jour, au Mans, sur un site chargé d’histoire et de symbole, celui du circuit des 24 Heures, le SNARP a pris part à l’Assemblée générale du SNPEA. Dans ce lieu qui évoque à la fois l’endurance, la maîtrise, la lucidité et la nécessité de tenir une trajectoire dans la durée, le secrétaire général du SNARP est intervenu pour dresser un point de situation sur la profession dans sa globalité, à l’invitation du président François Farinelli et de son bureau.

Le SNARP adresse tout d’abord ses sincères félicitations à François Farinelli pour sa réélection à la présidence du SNPEA, ainsi qu’à l’ensemble du bureau renouvelé. Il remercie également très chaleureusement le SNPEA pour son invitation, la qualité de son accueil et la franchise des échanges.

Une profession construite par étapes successives

L’intervention du secrétaire général du SNARP a d’abord rappelé une évidence trop souvent oubliée : notre profession s’est construite dans le temps, par étapes successives. Si la loi fondatrice de 1983 a constitué un socle essentiel, le véritable tournant s’est joué entre 2011 et 2012 avec la création du CNAPS, l’intégration des activités de recherches privées dans le code de la sécurité intérieure et l’adoption du code de déontologie. Depuis lors, la profession s’est considérablement moralisée, professionnalisée et structurée.

Une profession plus encadrée, mais aussi plus fragilisée

Mais ce mouvement de structuration s’accompagne d’un paradoxe : jamais la profession n’a été aussi encadrée, et pourtant jamais elle ne s’est trouvée aussi fragilisée. Fragilisée sur ses contours, sur sa représentation, sur ses spécialités, et plus largement sur sa capacité à faire reconnaître ce qui relève pleinement des agents de recherches privées et ce qui n’en relève pas.

Des dossiers majeurs qui engagent l’avenir du métier

Cette fragilité se manifeste aujourd’hui à travers plusieurs dossiers majeurs. Ont ainsi été évoqués les débats autour des enquêtes internes et de la proposition de loi n° 2208, les empiètements de certaines activités ou professions sur le champ du titre II, la nécessité d’une doctrine claire autour du L.621-1 du code de la sécurité intérieure, les enjeux liés au référentiel de contrôle du CNAPS, ainsi que les difficultés persistantes autour de la formation et du MAC ARP.

L’enquête d’assurance, une spécialité à défendre dans une réflexion d’ensemble

Une place particulière a été accordée à l’enquête d’assurance, dont il a été rappelé qu’elle constitue une spécialité des agents de recherches privées et ne saurait être pensée en dehors d’une réflexion globale sur les contours du métier. À ce titre, le SNARP a réaffirmé la nécessité d’une véritable concertation avec les assureurs, par le biais de l’ALFA, sur les sujets essentiels que sont la pré-certification, la certification, les critères d’accès, de maintien et de renouvellement. La question de la limite d’âge a également mis en lumière une interrogation de fond : quelle place les assureurs entendent ils reconnaître aux organisations professionnelles de notre secteur dans l’élaboration et l’évolution des critères applicables à l’enquête d’assurance ?

Des fragilités internes à regarder avec lucidité

L’intervention a également abordé avec lucidité les fragilités internes de la profession. Alors que beaucoup espéraient, avec le renouvellement des générations, un paysage plus lisible et une parole plus ordonnée, force est de constater que de nouvelles formes de confusion se développent. Elle s’affaiblit aussi lorsque la confusion est entretenue en son sein, lorsque l’exposition numérique remplace le travail de fond, lorsque la posture remplace la construction, et lorsque l’on confond visibilité et représentativité. Dans un contexte marqué par l’effet des réseaux sociaux et désormais de l’intelligence artificielle, cet enjeu mérite d’être regardé avec sérieux.

Une relation de confiance entre le SNARP et le SNPEA

Dans ce contexte, le secrétaire général du SNARP a tenu à souligner l’excellente qualité des relations entretenues entre le SNARP et le SNPEA. Il a salué la qualité du dialogue noué avec le président François Farinelli et son bureau, ainsi que le courage politique du SNPEA sur plusieurs sujets structurants. Ce climat de confiance et de respect mutuel peut constituer une base solide pour faire évoluer les lignes et mieux défendre, ensemble, l’intérêt supérieur de la profession.

Tenir la ligne, garder le cap

Au Mans, dans ce lieu où l’on sait qu’une course ne se gagne ni dans la confusion ni dans l’improvisation, le message porté par le SNARP était clair : notre profession ne demande ni privilège, ni traitement de faveur. Elle demande de la clarté sur ses contours, de la cohérence sur ses spécialités, et une concertation réelle sur les décisions qui engagent son avenir.

À l’occasion de cette Assemblée générale du SNPEA au Mans, le SNARP a réaffirmé une ligne simple : l’avenir de nos métiers ne peut pas s’écrire sans ceux qui les exercent dans le cadre du droit, de la déontologie et de la responsabilité.

À propos du SNARP
Le SNARP (Syndicat National des Agents de Recherches Privées) est le syndicat historique et représentatif de la profession de détectives privés en France, fondé en 1961. Il fédère aujourd’hui près de 200 agences d’agents de recherches privées reconnues, intervient comme interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et participe aux travaux institutionnels pour défendre, structurer et faire évoluer la profession. Membre de la Fédération Française de la Sécurité Privée et d’organisations internationales, le SNARP promeut l’expertise, l’éthique et la qualité des pratiques de ses adhérents, tout en informant et en accompagnant tant les professionnels que le grand public.
#SNARP #Détective #Détective-privé #ARP